¿C’est Pérou qu’on grimpe?
Huaraz, capitale de l’andisme est située au pied de la Cordillere Blanche qui doit son nom à ses neiges éternelles. Elle est la cordillère tropicale la plus haute du monde et l’un des massifs montagneux les plus connus des spécialistes. Elle possède le sommet le plus élevé du pays, le Huascaran (6769m), et parmi ses 300 montagnes, 35 dépassent les 6000 mètres. Cet endroit des Andes est d’une beauté tout à fait exceptionnelle.
Nous dormons à Caraz (2200 m) à 70 km au nord de Huaraz, plus tranquille que cette dernière. La fin du voyage étant proche et les comptes bancaires de certain proche du néant total, les excursions et autre ascensions avec guide coûtant en moyenne une centaine de dollars sont impossibles. Une seule question nous vient alors à l’esprit : »C’est Pérou qu’on grimpe? »
Nous partons donc à pied du village en direction de la cordillère avec des sacs légers pour un raid d´une journée. L’objectif est d’aller le plus haut , le plus rapidement possible pour avoir une vue dégagée sur les sommets et de redescendre avant la nuit.
Nous passons la première barrière de montagne à 3500m et tombons nez a nez avec le Huascaran 6769 m, point culminant du Pérou, sorte de Mont-Blanc rehaussé de deux mille mètres, une petite pensée pour Antoine qui a vaincu le sommet. Pour la vallée, le Huascaran est aussi un grand danger, lors du tremblement de terre de 1970, plusieurs millions de mètres cubes de roches et de glaces se détachèrent du sommet nord et se précipitèrent vers le rio Santa, quatre mille mètres plus bas. Il en résulta un fleuve de boue qui submergea à 300 km/h la ville de Yungay et parvint au cañon del Plato, 65 km en aval. On estime a 80 000 le nombre des victimes dans la vallée.
A gauche du Huascaran se trouve le Huandoy (6395) plus élancé. Tous ces sommets nous laissent rêveurs, la prochaine fois nous ne ferons pas que les regarder…
Il nous faut quitter la Cordillère de Andes pour de bon afin de rejoindre le sable chaud de Mancora, notre dernière destination.
Canyon De Colca
Situé à quelque heures d’Arequipa, le canyon de Colca (3200 mètres de profondeur) est classé comme le deuxième plus profond du monde.
Nous partons d’Arequipa à minuit pour rejoindre le canyon. Une fois sur place, nous nous engageons dans un trek de deux jours en compagnie de Harri et Valerio notre pseudo guide ( je dis pseudo car nous n’avons eu aucune information sur les environ!! ) pour descendre dans le canyon y découvrir les différents villages et un paysage étonnant.
1er jour nous partons de Cabanaconde pour un peu de plat, un peu de montée, mais énormément de descente! 1500 mètres de dénivellation, super escarpe, assez périlleux car glissant, vue plongeante sur le vide en dessous (très peu recommandé aux personnes sujettes au vertige..).
En partant de Cabanaconde le guide nous a dis qu’il nous faudrait bien 7 heures pour descendre à l’oasis pour dormir mais il ne nous a pas convaincu. En forme olympique après l’ascension du Huayna Potosi, nous y étions tout les deux 5 heures après par congtre notre pauvre Harri y a laissé ses jambes, on l’attendais donc patiemment dans la piscine une bière bien mérité a la main.
2eme jour: réveille à 3 heures et demi pour l’ascension du canyon. Nous partons de nuit pour éviter la chaleur et pour ne pas raté l’envol des condors qui a lieu un peu plus loin. Il faut normalement 3 heures pour le grimper mais on c’est fait plaisir en grimpant les 1200 mètres de dénivelé en 2 heures.
Arrives à Cabanaconde juste le temps d’avaler le ptit dèj et nous sautons dans un bus pour la croix du condor. Cette croix porte effectivement bien son nom, nous y avons vue durant une vingtaine de minutes des condors de 2 mètres 50 d’envergures profiter de l’air chaud pour remonter le canyon. Ils passaient certaine fois a seulement quelques mètres de nos têtes. Un spectacle grandiose!!
Lors le trajet retour, nous pouvons apprécier un paysage époustouflant, un millier d’hectares de terrasses andines, harmonieusement dessinées et sculptées dans la montagnes par les indiens Colluhuas, une civilisation 1000 ans plus ancienne que celle des Incas.
De La Paz a Arequipa
Images de La Plaza Murillo ainsi que de la rue Linares située au marché des sorcières. Les photos de la ville sont prises depuis El Alto, le cartier pauvre situer sur l’altiplano.
Entre la ville et le lac Titicaca se trouvent les ruines de Tiwanaku, une des plus vielle ville du monde. La civilisation Tiwanaku avait une grande maitrise de la taille de la pierre et son architecture soignée préfigure celle des Incas.
Situe a 2300 mètres d’altitude, Arequipa est la deuxième ville du Pérou avec plus d’un million d’habitants. Construite au pied de deux géants, les volcans Misti et Chachani ( 5800 et 6010 mètres), la ville fut dévastée à plusieurs reprises par les éruptions volcaniques et les séismes.
Huayna Potosi.
De retour a La Paz nous avons pu observer que le temps n’était pas au mieux sur la cordillère. Mais nous ne pouvions plus repousser l’ascension faute de temps ( il nous reste le Pérou à traverser et le retour approche). Nous sommes donc retournés au refuge tenu par Yolanda à 4800m pour se réacclimater. Comme entrainement nous avons grimpés à 5200m sur un pic situé en face du Huayna Potosi. La haut, il y a une vue sur plusieurs lacs glaciaires et surtout sur la face que nous devons escalader le lendemain. Nous pouvons donc observer les passages difficiles, le petit mur a 5700 et surtout le mur final pour accéder au sommet, plus de 100 mètres de dénivelé a 70 pour cent d’inclinaison…après une autre nuit au refuge, Lucio notre guide nous rejoint et nous partons au refuge (5130 m) en longeant le glacier.
Il nous est impossible de trouver le sommeille à cause de l’altitude et de l’excitation. Lucio vient nous réveiller à 1h du matin. A peine le temps de boire un maté de coca et d’enfiler l’équipement que nous voila parties. Nous sommes une douzaine en tous à partir à l’assaut du sommet ce jour la. Parties les derniers, Lucio à l’air d’avoir envie que l’on arrive les premiers. Entre le départ et le premier mur à 5700 m nous rattrapons donc trois cordées sur un rythme soutenu que nous suivons sans trop de difficultés. Là, les choses se corse, il faut escalader la paroi sur 50m et passer la crevasse, ce qui emplie notre guide de joie…
![]()
![]()
![]()
![]()
Après le mur nous passons sur un autre versant celui ci battu par les vents. Le froid glacial se fait alors sentir, il fait -10 et le thermomètre descend très vite. La respiration devient compliquée et le nombre de pose augmente, maintenant nous nous arrêtons toutes les deux minutes pour essayer de reprendre notre souffle. Le froid empire et il se met à neigé, la fatigue augmente , chaque pas devient de plus en plus dur et le manque d’air commence à avoir des conséquences sur l’état d’esprit, à ce moment la, on se dit juste que l’on a « payer pour en chier » et on attends de pied ferme le soleil pour avoir moins froid.
Il est 5h du matin quand nous arrivons au pied de la dernière difficulté. Les premières lueur de l’aube apparaissent entre deux nuages mais il ne fait pas plus chaud. Les rafales de vent sont parfois violentes et le thermomètre indique -15. Notre guide nous demande si nous voulons aller au sommet, la réponse est évidente…C’est la parties la plus difficile, quasi à la vertical. Une pause de 30 secondes est nécessaire tous les trois ou quatre pas et la crampe pointe le bout de son nez. Cela devient interminable, encore plus quand le soleil apparait et nous montre tous se qu’il nous reste à monter.
Plus que 5 mètres, 4, 3, 2, puis 1… 6088 mètres nous y sommes je me jette sur le plat, rincer, heureux et la tête un peut confuse. Le temps de reprendre nos esprit et de prendre quelques photo ( et de se congeler la main par la même occasion) nous entamons la descente car il fait trop froid pour s’éterniser. Une victoire pour les Bretons Perdus!!!
Nous ne redescendons pas par la paroi mais par une crête étroite, le guide doit être derrière pour assurer en cas de chute. C’est donc à moi d’ouvrir la voie dans la poudreuse. Je trébuche mais je suis bien accroché à mon piolet, vue la pente, si un de la cordée glisse tous le monde par en bas!! Nous ne faisons pas les fières…Lucio nous organise un rappel pour descendre chose que d’autre guide ne font pas. Nous sommes alors bien content d’être avec lui. La suite de la descente se fait sans souci (bien que éprouvantes tout de même) et dans un décor somptueux.
De retour au refuge et après une cerveza bien meritée nous rentrons à La Paz. Merci Lucio, on le retrouvera surement lors d’une prochaine assencion, celle de l’Illimani (6440m) pour le prochain voyage….
Pouquoi ce site ?
Pour partager des histoires et des photographies prisent au cour de différents voyages.^^








